Pequignet a été fondée en 1973 par Émile Pequignet à Morteau, en France — une ville de la région Franche-Comté, cœur historique de l'horlogerie française. La marque s'est bâti une réputation dans les montres mécaniques abordables aux designs distinctifs, puisant dans des thèmes équestres et exotiques pour des collections nommées MOOREA, SAKKARA et MASSAI.

En 2004, Didier Leibundgut, ancien directeur marketing chez Zenith, a pris le contrôle de l'entreprise. Il entreprit de transformer Pequignet d'une marque horlogère de milieu de gamme en une véritable manufacture de haute horlogerie. Le cœur de cette ambition était le Calibre Royal, un mouvement mécanique entièrement maison. Un laboratoire dédié a été ouvert en 2006, et le mouvement a été lancé en 2010. Le coût de la recherche, du développement, de l'outillage et de la fabrication était énorme pour une entreprise de la taille de Pequignet.

L'investissement dans la transformation en manufacture s'est révélé financièrement insoutenable. En 2012, l'entreprise était au bord de la faillite. Le bilan ne pouvait pas supporter l'écart entre les dépenses de R&D et les revenus des ventes de montres. Pequignet a été sauvée par deux investisseurs privés, Laurent Katz et Philippe Spruch — les dirigeants de LaCie, l'entreprise française de matériel informatique — qui ont repris la société.

Sous la présidence de Katz, Pequignet a été restructurée. L'investissement s'est déplacé vers des installations modernes de recherche, de design et de fabrication. Le Calibre Royal est devenu la base de la Manufacture Collection, tandis que la marque poursuivait la ligne MOOREA. L'entreprise a survécu, mais elle est passée à un an près de la liquidation.

L'entreprise a tout misé sur un mouvement maison, le Calibre Royal, mais la R&D a dépassé les ventes ; sauvée par des investisseurs qui l'ont restructurée et en ont fait la base de la Manufacture Collection.

La décision de construire un mouvement de manufacture maison exigeait des années d'investissement en R&D qu'un petit horloger indépendant ne pouvait pas se permettre tout en exploitant une activité commerciale de montres

Les revenus des lignes existantes de Pequignet ne pouvaient pas combler l'écart entre les coûts de développement et les ventes éventuelles du Calibre Royal — le mouvement était techniquement impressionnant mais commercialement non testé

Devenir une « manufacture » était un pari stratégique qui exigeait des moyens financiers considérables ; Pequignet avait l'ambition mais pas le capital, et la quasi-faillite était le résultat de cette inadéquation

La marque n'a survécu que parce que des investisseurs privés aux moyens considérables (les dirigeants de LaCie) sont intervenus — sans eux, Pequignet aurait été liquidée

Un petit horloger peut construire un grand mouvement, mais il ne peut pas survivre à l'écart entre l'investissement et le retour. Le rêve de la manufacture est un jeu de capital — et Pequignet a failli tout perdre en le poursuivant.

Pequignet a survécu à la crise de 2012 sous une nouvelle propriété. Laurent Katz et Philippe Spruch ont restructuré l'entreprise, investi dans des installations modernes et scindé la marque en deux lignes : la Manufacture Collection (avec le Calibre Royal) et la ligne MOOREA. La marque continue d'opérer comme un petit horloger indépendant français, l'un des rares restants dans le pays.

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Les sources

  1. Wikipedia — Pequignet (founded 1973, Didier Leibundgut acquisition 2004, Calibre Royal 2010, near-bankruptcy 2012, rescue by Laurent Katz and Philippe Spruch) en.wikipedia.org
  2. en.pequignet.com en.pequignet.com