La société de buy-now-pay-later Openpay est entrée en administration judiciaire et a fermé sa plateforme après avoir été suspendue volontairement de l'Australian Securities Exchange, le cabinet de restructuration McGrathNicol ayant été nommé alors que les créanciers poursuivaient la société de paiements. Les acheteurs ne pouvaient plus effectuer de nouveaux achats, bien que les soldes impayés restaient exigibles au titre des accords existants.
Les chiffres signalaient de graves problèmes sous-jacents : la trésorerie nette provenant des activités opérationnelles était négative de 18,2 millions de dollars au trimestre de décembre et déficitaire de 38 millions de dollars sur deux trimestres, ne laissant que 17 millions de dollars de trésorerie et 41 millions de dollars de financement inutilisé. Les arriérés (1,7 pour cent) et les créances irrécouvrables nettes (2,2 pour cent) ont tous deux augmenté d'une année sur l'autre. Les actions se négociaient à 20 cents lors de la suspension, valorisant Openpay à 45,4 millions de dollars — un menu fretin à côté des 512,8 millions de dollars de Zip et des 14,8 milliards de dollars d'Afterpay. L'administrateur non exécutif Yaniv Meydan a démissionné le même vendredi.
Le PDG Dion Appel a insisté sur le fait que la performance du crédit restait dans les seuils cibles, affirmant qu'elle ne s'était « adoucie » que par rapport à l'époque pandémique, lorsque les aides gouvernementales étaient élevées « et qu'Openpay n'a prudemment pas assoupli ses règles d'octroi de crédit ». Openpay s'était introduite en bourse pour la première fois en 2019 ; son effondrement est survenu dans un contexte de compression sectorielle — Laybuy avait annoncé une radiation de l'ASX la semaine précédente, et Zip avait perdu 78 pour cent de son cours de bourse en un an.
Administration judiciaire avec une capitalisation boursière de 45,4 M$ ; sorties de trésorerie opérationnelle nettes de 18,2 M$ au trimestre de décembre et de 38 M$ sur deux trimestres, contre 17 M$ de trésorerie restante
Le modèle économique exigeait un financement externe continu pour couvrir les sorties opérationnelles ; lorsque les taux ont augmenté et que les fenêtres d'accès aux capitaux propres se sont fermées, le modèle n'avait plus d'état auto-suffisant.
Les administrateurs judiciaires ont été nommés par les créanciers garantis (OP Fiduciary et Amal Security Services), ce qui montre que la structure de financement était déjà devenue hostile avant l'effondrement public.
L'échelle n'est jamais venue : avec une capitalisation boursière de 45,4 millions de dollars contre 14,8 milliards de dollars pour Afterpay, Openpay manquait du portefeuille de prêts et de la base de marchands nécessaires pour survivre à un hiver de financement.
La leçon
Le BNPL est une activité de bilan : lorsque les marchés de financement se resserrent, un prêteur dont le flux de trésorerie opérationnel est négatif par conception dispose de semaines, et non de trimestres, à moins qu'un bilan plus important ne le soutienne.
Les associés de McGrathNicol, Barry Kogan, Jonathan Henry et Rob Smith, ont pris le contrôle des actifs, des opérations et de l'activité, promettant de travailler avec les employés, les marchands et les clients pour déterminer la stratégie de l'entreprise ; la plateforme est restée fermée aux nouveaux achats.
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Les sources
- BNPL Openpay goes under as creditors chase debts Sydney Morning Herald · smh.com.au ·