En octobre 2026, un jury de Philadelphie a ordonné à Fearless Restaurant LLC — propriétaire du Rosalie sur la Main Line et du Moshulu à Philadelphie — de verser 200 000 dollars, soit 100 000 dollars à chacune de deux anciennes employées, pour avoir manqué à les protéger d'un collègue, Daniel Razionale. Le jury a jugé l'entreprise négligente mais n'a pas retenu qu'elle savait à l'avance qu'il représentait un danger.

La première femme a commencé au Rosalie en septembre 2021 ; selon la plainte, Razionale lui a fait subir à plusieurs reprises des comportements à connotation sexuelle malgré ses demandes d'arrêter, jusqu'à un contact physique non désiré en novembre 2022. La seconde, embauchée en août 2022, a décrit des commentaires sexuels persistants et, ce même mois de novembre, un contact physique non désiré malgré ses objections. Lorsque la seconde femme l'a signalé à la direction, selon la plainte, Fearless n'a fourni aucun soin raisonnable ni aucune sanction, et l'a au contraire contrainte à continuer de travailler à ses côtés.

Le Delaware County Daily Times a rapporté d'autres allégations figurant dans la plainte : des agents de Fearless ont tenté de dissuader la femme de signaler les faits, ont étouffé ses signalements et ont riposté par des mauvais traitements au travail ; les propriétaires et la direction entretenaient une relation personnelle étroite avec la famille de Razionale ; et l'entreprise a refusé de le licencier, le transférant dans un autre restaurant où il a continué à victimiser des femmes.

Le passé de Razionale allait au-delà du procès civil : une affaire de voyeurisme de 2020 s'est soldée par un plaidoyer de culpabilité et une probation pour délinquant sexuel, et après que trois femmes l'ont accusé de harcèlement dans des restaurants Fearless, il a plaidé coupable en mai 2024 à trois chefs de harcèlement ainsi qu'à un chef de rôder — quatre ans de probation, avec une ordonnance d'interdiction de contact avec ses victimes.

Verdict du jury de 200 000 dollars — 100 000 dollars à chaque femme — pour négligence, après que l'entreprise a manqué à sanctionner ou à écarter le harceleur

La direction a reçu des signalements et a maintenu Razionale en poste : aucune sanction, aucune formation corrective ni supervision, et la plaignante a été contrainte de continuer à travailler à ses côtés.

L'entreprise aurait tenté de dissuader la seconde femme de signaler les faits, aurait étouffé ses signalements et aurait riposté contre elle au travail.

Plutôt que de le licencier, elle l'a transféré dans un autre restaurant, où, selon la plainte, il a continué à victimiser des femmes.

La relation personnelle étroite des propriétaires et de la direction avec la famille de Razionale aurait motivé son refus d'agir sur les plaintes.

Un signalement de harcèlement est un test de supervision : un employeur qui garde l'accusé — quels que soient ses liens familiaux — assume ce qu'il fera ensuite.

Le verdict du jury, rendu en octobre 2026, a laissé Fearless redevable de 200 000 dollars tout en rejetant l'affirmation selon laquelle elle connaissait à l'avance le danger. Au pénal, Razionale avait plaidé coupable en mai 2024 à trois chefs de harcèlement et à un chef de rôder, et a été condamné à quatre ans de probation avec une ordonnance d'interdiction de contact.

VÉRIFIEZ LES SOURCES

Les sources

  1. Jury Awards $200K to Two Women Who Sued Main Line Restaurant Group Hoodline · hoodline.com ·