Le SpiroNose, un test respiratoire de dépistage du coronavirus développé par l'entreprise de Leyde Breathomix, a été introduit à Amsterdam le 29 janvier 2021 sur avis de l'Outbreak Management Team du gouvernement, destiné à des dizaines de sites à l'échelle nationale comme alternative au test par cavité nasale.

Le déploiement a rencontré son premier obstacle en quelques semaines : plusieurs personnes déclarées indemnes de coronavirus par le test respiratoire ont ensuite été confirmées positives par PCR. Après une enquête interne, le système a été rétabli et décrit comme « très fiable », mais la confiance n'a cessé de s'éroder.

En juillet 2021, les conseils régionaux de santé refusaient d'utiliser le système, rapportait le Volkskrant : des contrôles dans trois centres de dépistage ont montré que, pour la grande majorité des personnes, les résultats étaient si peu fiables qu'un autre test était de toute façon nécessaire. La plupart des appareils, achetés grâce à un investissement de plusieurs millions d'euros, croupissaient en stockage, et le cabinet était sur le point d'abandonner le projet.

Des dizaines d'appareils de test respiratoire sont restés inutilisés en stockage ; le cabinet était sur le point d'abandonner le projet malgré l'investissement de plusieurs millions d'euros.

Les faux négatifs sont le pire mode de défaillance pour un outil de dépistage : chacun de ceux qui apparaissent publiquement annule la prémisse même du dépistage.

Le rétablissement après l'enquête interne — « très fiable » — n'a pas résisté au contact des tests de contrôle des conseils de santé eux-mêmes.

Le système a été déployé à une échelle supérieure à ce que les preuves justifiaient : des appareils ont été achetés pour des dizaines de sites sur la base d'un avis initial, avant que la fiabilité sur le terrain ne soit établie.

Une fois que plusieurs conseils ont exigé indépendamment des tests de contrôle, la réputation du test était perdue, quelles que soient les conclusions ultérieures des données.

Pour un outil de diagnostic, la confiance est le produit : c'est la fiabilité sur le terrain, et non un lancement célébré, qui décide si le système continue de vous employer.

Les conseils régionaux de santé ont refusé le système et ont insisté sur des tests de contrôle qui ont montré qu'il était trop peu fiable pour la plupart des utilisateurs ; Breathomix a déclaré consulter les conseils de santé et le ministère au sujet de « la meilleure stratégie pour poursuivre le déploiement » du test, tandis que le cabinet était sur le point d'abandonner le projet.

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Les sources

  1. Coronavirus breath test system is not delivering 'desired results': Volkskrant DutchNews.nl · dutchnews.nl ·